History of New France

First Nations and the arrival of the French

Amérindiens en vêtements du Canada Kleedinge Van Canada, [Vêtements du Canada], vers 1650
Crédit : ANC Collection Peter Windworth P2001 (Détails)

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Lorsqu’ils débarquèrent en Amérique au début du 17e siècle, les Français entrèrent en contact avec les autochtones qui étaient répartis en trois grandes familles linguistiques, à savoir les Algonquiens, les Iroquoiens et les Inuits. Alors que ces derniers fréquentèrent peu les Européens, les nations algonquiennes et iroquoiennes jouèrent un rôle majeur dans l’histoire de la Nouvelle-France, notamment parce que les Français défrichèrent des terres et explorèrent des contrées situées à proximité des territoires qu’elles occupaient. En effet, les Iroquoiens peuplaient le bassin des Grands Lacs, tandis que les Algonquiens habitaient l’espace s’étendant de Terre-Neuve aux Rocheuses, ce qui les mit rapidement en contact avec les colonisateurs français.

En plus de résider sur des territoires différents, les Algonquiens et les Iroquoiens possédaient des modes de vie distincts. Les peuples appartenant à la famille algonquienne, qui comprenait entre autres les Outaouais, les Nipissings et les Algonquins, étaient nomades et vivaient par conséquent des produits de la chasse, de la pêche et de la cueillette. Pour leur part, les nations iroquoiennes, dont faisaient partie les Hurons et les Iroquois, étaient semi-sédentaires. Vivant dans des « maisons longues » regroupées en villages, les Iroquoiens pratiquaient l’agriculture qu’ils complétaient par la chasse, la pêche et le commerce.


Les relations commerciales avec les Français : l’alliance franco-huronne

C’est en grande partie par l’entremise des activités commerciales que s’établirent les relations entre les Français et les Amérindiens dans la mesure où la traite des fourrures exigeait une étroite collaboration entre les deux groupes. En fait, la participation des autochtones à cette activité était indispensable puisqu’ils fournissaient, en échange de produits européens, les fourrures aux Français. Il est certes évident que ces derniers firent affaire avec une multitude de nations, mais il n’en demeure pas moins qu’ils développèrent une relation particulière avec les Hurons qui furent leurs grands partenaires commerciaux jusqu’au milieu du 17e siècle.

L’alliance conclue avec la confédération huronne s’avérait être un choix judicieux, les Hurons étant des commerçants accomplis qui entretenaient des liens étroits avec plusieurs nations autochtones, dont les Algonquins, les Neutres et les Pétuns. Après une première rencontre en 1609, les Français et les Hurons établirent d’importantes relations commerciales au point où, dès les années 1620, les colonisateurs obtenaient la majeure partie de leurs fourrures auprès de la nation huronne. Cette situation n’allait cependant pas durer, les Français ayant perdu leurs fidèles alliés lorsque les Hurons furent vaincus et dispersés par les Iroquois en 1649.

Les guerres franco-iroquoises et la Grande Paix de Montréal

Les rapports cordiaux avec les Hurons entraînèrent les Français dans un conflit opposant leurs alliés aux Iroquois. Pour obtenir des produits européens, ces derniers désiraient trouver de nouvelles sources de fourrures, ce qui créa des rivalités avec plusieurs nations autochtones. La participation française aux hostilités remonte à 1609 lorsque Champlain vainquit les Iroquois avec un groupe de Hurons, d’Innus et d’Algonquins. Cet épisode correspond au début des guerres franco-iroquoises qui furent marquées, de part et d’autre, par des atrocités. Ayant duré plus de 90 ans, le conflit prit fin en 1701 grâce à la signature de la Grande Paix de Montréal.

Les pourparlers menant à l’adoption de ce traité débutèrent en juillet 1700 alors que des Iroquois rencontrèrent à Montréal le gouverneur de la Nouvelle-France, en l’occurrence Louis-Hector de Callière. L’été suivant, 1300 délégués issus de 30 nations autochtones se rendirent à Montréal afin de discuter du processus de paix. Les accords conclus mirent non seulement un terme au conflit franco-iroquois, mais engagèrent également de nombreuses nations autochtones à vivre en paix tout en consacrant la neutralité de la Ligue iroquoise dans un éventuel conflit entre la France et l’Angleterre.

La conversion des âmes

Outre les contacts économiques et militaires, les Français voulurent convertir les Amérindiens au catholicisme. C’est dans cette optique que le récollet Joseph Le Caron fonda en 1615 une première mission en Huronie. D’autres établissements missionnaires furent fondés, le plus important étant Sainte-Marie-au-pays-des-Hurons, qui fut établi en 1639 pour servir de quartier général aux missions jésuites en Huronie. En dépit des efforts déployés pour les amener à vivre à la française, les autochtones n’abandonnèrent pas leurs croyances qui étaient notamment fondées sur le respect de la nature et la reconnaissance du rôle des morts auprès des vivants.

Hachette de traite, 17e siècle
Crédit : Collection archéologique du ministère de la Culture et des Communications du Québec (Détails) Photo : Steven Darby, musée canadien des civilisations

Les contacts entre deux civilisations : la naissance des canadiens

La rencontre entre les amérindiens et les européens occasionna également des échanges culturels. En tant que premiers habitants du territoire, les autochtones aidèrent les Français à explorer le pays et à s’y adapter : ils leur donnèrent le remède contre le scorbut et les initièrent au canot et à la raquette. Les Français firent de nombreux emprunts aux amérindiens sur les plans alimentaire et vestimentaire, leur devant entre autres la consommation de la courge et le port de mocassins. En somme, au contact des autochtones et d’un nouvel environnement, les Français devinrent peu à peu canadiens.

La rencontre avec les Français : les impacts sur le mode de vie autochtone

Les soeurs Ursulines

Parallèlement, les amérindiens empruntèrent une panoplie d’usages et de produits à la culture européenne. Grâce au commerce des fourrures, ils obtinrent des objets tels que des haches de fer et des fusils dont l’utilisation contribua à modifier leur mode de vie. Les contacts avec les Français amenèrent aussi leur lot de problèmes, notamment celui des épidémies ayant décimé une partie importante de la population autochtone qui n’était pas immunisée contre certaines maladies. Malgré les emprunts faits aux Français et les dommages causés par les épidémies, les Amérindiens ont conservé jusqu’à aujourd’hui leur identité.

Pour en savoir plus...

Musée virtuel de la Nouvelle-France (Musée canadien des civilisations)

Bibliographie

Sources électroniques

Aux sources de la Nouvelle-France : www.archives.ca/05/0517/051701_f.html

HEIDENREIC, C.E. Hurons [en ligne], www.thecanadianencyclopedia.com (2 mars 2004)

JAENEN, Cornelius J. Grande Paix de Montréal (1701) [en ligne], www.thecanadianencyclopedia.com (2 mars 2004)

Musée virtuel de la Nouvelle-France : www.civilisations.ca/vmnf

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