History of New France

The Great French History in America (1524 - 1763)

Included in the movements of great discoveries, the founding of New France resulted from the will to reach three goals. Other than the desire to share the Christian faith, the establishment of a colony was important for the growth of the French Empire. Although religious and political motives led to the founding of New France, it is most importantly for economic reasons that the French came to America. They wanted to take advantage of all the resources that the New World offered and to discover a maritime route in direction of the West to have access to all the wealth of Asia.

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Les Vikings et les Basques

La découverte du Canada remonte à bien plus loin que ce que raconte l’histoire populaire. Dès la fin du 10e siècle, des Vikings, sous la direction d’Éric le Rouge, explorèrent la côte ouest du Groenland où ils établirent une colonie. Par la suite, d’autres expéditions vikings furent dirigées, vraisemblablement, vers la terre de Baffin, le Labrador et Terre-Neuve où furent implantées d’autres colonies qui reçurent les noms d’Helluland, Markland et Vinland. Cependant, hormis l’établissement de quelques colons, les entreprises vikings en sol canadien n’eurent pas de suite. Au 14e siècle, il ne devait plus rester aucune présence de cette population en Amérique. Mais les périples étrangers vers le Canada n’allaient pas cesser : des récits indiquent que déjà au 14e siècle des pêcheurs basques connaissaient la route des Amériques et qu’ils dressèrent des établissements temporaires sur les côtes de Terre-Neuve et du Labrador afin d’y pêcher la morue.

De Verrazzano à Cartier

Mandaté par François 1er pour trouver un passage vers la Chine, l’Italien Giovanni da Verrazzano mena en 1524 le premier voyage officiel de la France en Amérique alors qu’il explora le littoral s’étendant de la Floride à Terre-Neuve. Dix ans plus tard, il fut suivi par Jacques Cartier qui, en dressant une croix à Gaspé, prit possession du territoire au nom du roi de France. Lors de son voyage de 1535, Cartier devint le premier Européen à explorer le fleuve Saint-Laurent qu’il remonta jusqu’à Hochelaga, c’est-à-dire Montréal. Même si le groupe guidé par le navigateur passa l’hiver 1535 - 1536 au Canada, ce n’est qu’en 1541 que les Français effectuèrent une première tentative de colonisation qui se solda par un échec.

La présence des pêcheurs européens

À la suite de cet insuccès, les autorités françaises se désintéressèrent de l’Amérique du Nord. Toutefois, les Européens ne cessèrent pas de fréquenter le territoire, des pêcheurs basques, bretons et normands se rendant régulièrement sur les bancs de Terre-Neuve depuis la première décennie du 16e siècle. Entrés en contact avec les Amérindiens probablement aussi tôt que 1550, ces pêcheurs ramenèrent des fourrures en France, ce qui incita, dès les années 1580, des armateurs à abandonner la pêche au profit du commerce des pelleteries.

Le séjour à l’île de Sable

C’est dans ce contexte que l’intérêt de la France pour l’Amérique du Nord se raviva. En 1598, on procéda à un deuxième effort de colonisation en fondant un établissement à l’île de Sable au large de la Nouvelle-Écosse. Marquée par plusieurs meurtres, l’aventure prit cependant fin en 1603. Parallèlement, les Français organisèrent des voyages de découverte visant notamment à développer le commerce des fourrures. En 1600, Pierre de Chauvin de Tonnetuit entreprit un périple à destination de Tadoussac et, trois ans plus tard, François Gravé Du Pont en dirigea un qui amena une partie de son équipage au sault Saint-Louis près de Montréal.

La fondation de la Nouvelle-France

En juin 1604, un groupe de Français mené par Pierre Du Gua de Monts s’installa à l’île Sainte-Croix, en Acadie, où il passa l’hiver. Ce dernier fut désastreux : le froid et le scorbut firent des ravages et la troupe abandonna l’île l’été suivant. Même si aucun établissement ne fut fondé, ce passage à l’île Sainte-Croix marque les véritables débuts de la colonie : désormais, les Français seront présents, année après année, en terre nord-américaine. Ils construiront une habitation à Port-Royal en 1605, puis Samuel de Champlain fondera Québec en l’an de grâce 1608, jetant ainsi les bases du développement de la vallée du Saint-Laurent.

Un développement qui se fait attendre

La Nouvelle-France n’allait toutefois pas se développer rapidement. À preuve, la première famille de colons n’arriva qu’en 1617 et sa population ne se chiffrait qu’à 3 000 habitants en 1663. La faiblesse du peuplement s’explique par l’infériorité numérique des femmes, mais aussi par le fait que le commerce des fourrures, principale activité économique, nécessitait peu de main-d’œuvre. De plus, la Nouvelle-France fut administrée, de 1608 à 1663, par des compagnies qui se consacrèrent à la traite des pelleteries, négligeant ainsi de peupler et de développer la colonie de sorte que Québec demeura longtemps un comptoir commercial. Il est toutefois à noter, à titre indicatif, que l’essentiel des colons ayant peuplé la Nouvelle-France provenaient de la Normandie, de l’Île-de-France, du Poitou et de l’Aunis.

Un nouvel envol pour la colonie

En 1663, la Nouvelle-France redevint la propriété du roi, en l’occurrence Louis XIV, qui procéda à une réforme de la colonie. Il dota cette dernière d’une structure politique hiérarchisée et créa un conseil souverain chargé de la justice royale. Le Roi-Soleil réussit aussi à pacifier les Iroquois en envoyant le régiment de Carignan-Salières. L’établissement de 400 soldats au Canada favorisa le peuplement auquel contribua également la venue de près de 850 filles du roi. Ces initiatives donnèrent un élan à la natalité : dorénavant, la population de la vallée du Saint-Laurent se renouvellera surtout grâce aux naissances. Elle s’élevait d’ailleurs à environ 20 000 habitants au début du 18e siècle.

La vie économique en Nouvelle-France

La réorganisation entreprise par Louis XIV visait aussi le développement économique. Sous la direction de l’intendant Jean Talon, on tenta notamment de faciliter l’essor de la culture industrielle et du commerce avec les Antilles. Ces initiatives étant vouées à l’échec, il fallut attendre le 18e siècle pour assister à l’implantation de deux grandes industries, à savoir les Forges Saint-Maurice et la construction navale royale. Cependant, il n’en reste pas moins que la majorité de la population vivait de l’agriculture dont les surplus furent exportés à partir de 1720. Malgré tout, la traite des fourrures constituait toujours la principale activité économique, accaparant 70 % des exportations.

Les explorations et l’expansion territoriale

La nécessité de s’approvisionner en fourrures de même que les visées impérialistes de Louis XIV favorisèrent la reprise des explorations. Grâce aux expéditions de Louis Jolliet, du père Marquette et de Cavelier de La Salle, pour ne nommer que quelques explorateurs, la Nouvelle-France atteignit son maximum d’extension territoriale au début du 18e siècle. Elle comprenait alors Terre-Neuve, l’Acadie, la baie d’Hudson, la vallée du Saint-Laurent ainsi que les régions des Grands Lacs et du Mississippi. Qui plus est, des forts et des postes de traite jalonnaient les voies de communication à l’ouest du lac Supérieur.

Le début de la fin

L’empire français fut cependant amputé d’une partie de son territoire en 1713 lorsque le traité d’Utrecht commanda à la France de céder Terre-Neuve, la baie d’Hudson et une partie de l’Acadie à l’Angleterre. Ces évènements furent suivis d’une longue période de paix qui servit à préparer la guerre : on fortifia la colonie, notamment en érigeant la forteresse de Louisbourg sur l’île du Cap Breton. Les hostilités reprirent en 1744. Au terme du conflit qui dura quatre ans, la France n’avait pas réussi à remettre la main sur les terres perdues en 1713, mais le territoire de sa colonie demeurait intact. Aussi, la Nouvelle-France bénéficia-t-elle d’un dernier répit.

La guerre de la Conquête

L’année 1754 fut marquée par le début des hostilités dans la vallée de l’Ohio que les colonies américaines, encerclées par la Nouvelle-France, convoitaient pour assurer leur expansion. Ces évènements annonçaient l’assaut final : en 1759, les Britanniques battaient les Français sur les plaines d’Abraham près de Québec et, l’année suivante, Montréal tomba à son tour. Par la signature du traité de Paris en 1763, la France céda à l’Angleterre une colonie qui lui coûtait cher et lui rapportait peu. C’en était donc fait de la Nouvelle-France, mais la présence française en Amérique allait se perpétuer jusqu’à nos jours.

Bibliographie

Sources électroniques

MATHIEU, Jacques. Nouvelle-France [en ligne], www.thecanadianencyclopedia.com (9 mars 2004)

TRUDEL, Marcel. Jacques Cartier [en ligne], www.thecanadianencyclopedia.com (9 mars 2004)

 

Carte du Canada ou de la Nouvelle-France de Guillaume Délisle, 1703 (Détails)
Crédit : ANC NMC 011897

 

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