Franco-Ontarian figures

Joseph-Marie Couture (1885-1949)

C’est à l’âge de vingt-sept ans qu’il entreprit sa carrière de missionnaire à Spanish (Ontario). Quelques années plus tard, il commença à parcourir le nord du lac Nipigon en canot. C’est aussi pendant cette époque qu’il est devenu prêtre. Sa force physique et sa détermination lui ont valu l’admiration de la population « odjibwé » dont il apprit la langue. Ces derniers le surnomment Neendawishkang, « celui que l’on aime voir venir ».

Le fait suivant est une preuve de son endurance: « Cependant, au retour d’une randonnée la plus pénible de sa vie, avoue-t-il pendant laquelle il dut marcher en raquette 400 milles, en avant de ses chiens huskies qui moururent d’épuisement! Imaginez la fatigue du missionnaire. »
(Tiré de Lorenzo Cadieux, De l’aviron à l’avion : Joseph-Marie Couture, Montréal, Bellarmin, 1961, p. 110).

Après ses études au Collège de Lévis, il entre au Noviciat des pères jésuites au Sault-au-Récolet en 1906 et fait ses études de théologie à Montréal, où il est ordonné prêtre en 1922.

Il finit par s’installer à Longlac et, en 1933, il obtient un hydravion et devient le premier prêtre-aviateur du Canada. De 1933 à 1940, il s’acquiert une nouvelle réputation comme le « Père volant » (Flying Padre). D’abord accompagné de son fidèle pilote Louis Bisson, il poursuit sa mission évangélique et son œuvre sociale. En 1936, il obtient son brevet de pilote.

Missionnaire jésuite qui a œuvré dans le district de Nipigon de 1924 à 1949, le père Couture n’était pas le premier missionnaire sur ce territoire; en effet, dès 1667, le père Claude Allouez explorait le nord du lac Nipigon, et la première église catholique à Longlac a été construite en 1884.

Aussi pauvre que les Amérindiens [Indiens] qui l’entourent le père Couture a vécu modestement. Sa générosité était connue de tous. Il donnait tout, de sa farine à ses souliers.

Né le 17 octobre 1885 à Saint-Anselme de Dorchester (Québec), il est le sixième enfant de François-Xavier et de Céline Audet. Il meurt à Longlac (Ontario) le 4 mars 1949 d'une crise d'angine.

Citation :

«L’avion était un moyen de transport de toute première importance en cas d’accident et d’aide aux miséreux. Que ce soit un moribond à secourir ou une famille mourant de faim, quelle consolation de soulager et apporter la joie du réconfort! »
(Tiré de Lorenzo Cadieux, De l’aviron à l’avion : Joseph-Marie Couture, Montréal, Bellarmin, 1961, p. 82).

Orientation bibliographique et repères archivistiques :

Lorenzo Cadieux, De l’aviron à l’avion : Joseph-Marie Couture, Montréal, Bellarmin, 1961. (Aussi paru sous le titre De l’aviron à l’avion, Joseph-Marie Couture, biographie populaire, Gatineau, Imprimerie Brisson, 1959.

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