Franco-Ontarian figures

Mgr Joseph-Eugène-Bruno Guigues, 1805-1874

Joseph-Eugène-Bruno Guigues / Ottawa, [av. 1874]. Université d’Ottawa, CRCCF,Ph123-ph1-I-186

Organisateur, administrateur, éducateur et littérateur, Mgr Guigues est le premier évêque de Bytown (aujourd’hui Ottawa). Provincial des pères oblats du Canada de 1856 à 1864, pendant les vingt-six années de son épiscopat - de 1847 à 1874 -, Mgr Guigues se préocuppe de la réconciliation entre Canadiens-Français et Irlandais, deux groupes partageant la même foi. Durant son épiscopat il fonde, en 1848, un grand séminaire et le Collège de Bytown, qui deviendra plus tard l'Université d'Ottawa.

C’est à l'âge de 16 ans que Bruno Guigues entre au noviciat des Missionnaires de Provence (devenu les oblats de Marie-Immaculée), à Gap (France). Après des études dans un collège des jésuites puis au noviciat des oblats, il fait ses études en théologie à Aix-en-Provence et est ordonné prêtre oblat le 13 mai 1828.

Le père Guigues prêche des missions en France de 1828 à 1844. Professeur de philosophie et économe au grand séminaire de Marseille, il est nommé maître des novices, puis, en 1834, il est chargé de la restauration du sanctuaire de Notre-Dame-de-l'Osier.

Nommé supérieur de la maison Longueuil et provincial de sa congrégation au Canada en 1844, le père Guigues est nommé premier évêque du nouveau diocèse de Bytown le 9 juillet 1847, qui deviendra celui d'Ottawa en 1860.

Mgr Guigues, communément appelé « Mgr de Bytown », repousse constamment les limites de son diocèse en fondant des paroisses qui atteignent souvent des lieux fort éloignés. Pour mieux le développer, il fonde une société de colonisation en 1849. Il construit l'actuelle cathédrale et favorise le maintien des écoles confessionnelles séparées et l'enseignement dans les deux langues. Aux trois églises en pierre, aux trente chapelles en bois, aux huit prêtres séculiers, aux sept missionnaires oblats, se sont ajoutés, entre 1848 et 1873, trois congrégations de femmes, 55 églises, 33 chapelles, 54 prêtres séculiers et 26 religieux Oblats. À sa mort, la population catholique de son diocèse s'élève à 96 000 habitants.

Une école primaire d'Ottawa portait son nom entre 1864 et 1979 (l'édifice de l'ancienne école Guigues est devenu aujourd'hui un centre de jour pour aînés, le Centre de jour Guigues). Une rue d'Ottawa porte son nom et deux villages québécois et un village ontarien se nomment Guigues.

Il meurt à Ottawa le 9 février 1874 à l'âge de 69 ans.

Citations :

    Voir René Dionne, dans son Anthologie de la littérature franco-ontarienne des origines à nos jours, Prise de parole, 1997, pp. 543-553.

Orientation bibliographique et repères archivistiques :

Carrière, Gaston, Dictionnaire biographique des Oblats de Marie-Immaculée au Canada, Ottawa, Éditions de l'Université d'Ottawa, 1977, tome II, pp. 123-124.

Carrière, Gaston, « Joseph-Bruno Guigues », dans Dictionnaire biographique du Canada,
vol. X, pp. 352-354.

Dufresne, Charles et al., Dictionnaire de l’Amérique française, Ottawa, Les Presses de l’Université d’Ottawa, 1988, p. 175.

Dionne, René, Anthologie de la littérature franco-ontarienne des origines à nos jours, tome 1 : les origines françaises (1610-1760), les origines franco-ontariennes (1760-1865), Sudbury, Prise de parole, Collection Histoire de la littérature franco-ontarienne, 1997, pp. 543- 553.

Gladu, Louis de Gonzague, Monseigneur J.E.B. Guigues, 1er évêque d'Ottawa : sa vie et ses œuvres, 1874.

Guindon, Roger, Coexistence difficile : La dualité linguistique à l'Université d'Ottawa,
volume 1 : 1848-1898, Ottawa,
Les Presses de l'Université d'Ottawa, 1989, pp. 11-17,
31-34, 50-54, 177-179.

Lamoureux, Georgette, Ottawa 1855-1876 et sa population canadienne-française, tome II, Ottawa, chez l'auteur, 1980, pp. 188-192.

Sylvestre, Paul-François, Les évêques franco-ontariens (1833-1986), Hull, Éditions Asticou, 1986, pp. 94-95.

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