La communauté franco-ontarienne

Les caractéristiques des régions

L’Est

Cette région compte le plus grand nombre de francophones. La proximité du Québec favorise la venue de citoyens de langue française. Les noms de plusieurs villages témoignent de l’appartenance francophone. On peut penser à Bourget, Saint-Isidore, Plantagenet ou L’Orignal. Les comtés de Prescott et Russell renferment la plus forte proportion de francophones de langue maternelle dans la province, soit 70%. Dans la capitale du Canada les concentrations francophones varient grandement : 6% pour les quartiers de Kanata et Nepean, 50% pour Vanier et 15% pour la cité d’Ottawa. En général, la présence des francophones diminue en allant vers l’ouest. En tant que siège du gouvernement, la ville d’Ottawa, avec ses collèges et ses universités, attire une population instruite. La capitale du pays s’est récemment développée dans le domaine des technologies de l’information et de l’informatique.

Le Nord-Est

Le nord de la province abonde en ressources naturelles, relevant surtout des secteurs minier et forestier. Ce sont les raisons pour lesquelles les gens s’établissent dans cette région. Le Nord se place au deuxième rang provincial en ce qui concerne la présence des francophones. Cette région est très vaste et peuplée inégalement. L’activité économique se caractérise surtout par les secteurs minier, forestier et agricole.

L’industrie minière domine à Sudbury et l’exploitation forestière à Timmins, Hearst et Sturgeon Falls. Le quart de la population de la ville de Sudbury est de langue maternelle française. Toutefois, la région du Nord souffre de l’exode de sa population. À cause des perspectives d’emplois réduites, la communauté francophone du Nord et surtout les jeunes quittent la région pour celles du Centre et de l’Est. Les jeunes vont dans le sud de la province pour leur éducation et souvent y demeurent, privant le Nord de professionnels francophones qui sont tout aussi nécessaires. Ces deux régions offrent des emplois dans de grandes entreprises ainsi que dans les fonctions publiques fédérale et provinciale où le bilinguisme est demandé.

Le Nord-Ouest

Moins de 2% de la population francophone ontarienne habite dans cette région qui s’étend de Marathon, au nord de lac Supérieur, jusqu’à la frontière du Manitoba. Thunder Bay compte le plus grand nombre de francophones - on en compte un peu plus de 3 000. Toutefois, la proportion de francophones est plus forte dans les villes de Marathon (15%), Geraldton (30%) et Longlac (45%). Le faible nombre de francophones dans la région se reflète aussi dans le système scolaire. La direction des écoles françaises se trouve à l’extérieur de la région.

Le Centre

Plus d’un cinquième de la population franco-ontarienne vit dans la région du Centre. Selon les données du recensement de 1996, entre Oshawa et Hamilton, 80 000 francophones de langue maternelle furent recensés. En ajoutant la péninsule du Niagara et la région de Welland, le nombre augmente à 96 000. L’essor de la région sur les plans économique, industriel et éducatif a contribué à l’arrivée de nombreux francophones. La communauté francophone de Toronto reste minoritaire, avec un mince 1,7% de la population. Comme l’ensemble de la population torontoise, la communauté francophone de Toronto est diversifiée culturellement. Haïtiens, Somaliens, Vietnamiens, Sénégalais, Tunisiens et encore bien d’autres enrichissent la communauté francophone.

La flore en fleur dans la région du Niagara
Collection : Tourisme Ontario (Détails). Crédit : 4177

 
Le Sud-Ouest

La population francophone de cette région est surtout concentrée près de Windsor et du lac Sainte-Claire. La communauté francophone est ici minoritaire. Environ 6 % de la population franco-ontarienne réside dans la région Sud. London et Windsor sont les deux grands centres manufacturier et universitaire de la région. Environ 4,5 % de la population de Windsor est francophone, comparativement à 1,5 % pour London. Les autres francophones habitent dans la zone agricole fertile entre Windsor et Chatham. C’est à cet endroit que la présence francophone est la plus ancienne dans la province.

« On dirait que le vent s’est pris dans une harpe et qu’il a composé toute une symphonie »
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